Vassilis ALEXAKIS

" LA LANGUE MATERNELLE "

Fayard – août 95

Prix Médicis 1995

 

Le narrateur, Pavlos Nicolaïdis, est rentré à Athènes après un séjour de vingt ans à Paris où il s’était exilé pendant la dictature des Colonels. Il y travaillait comme caricaturiste.

Il a eu une amie, Vaguélio, pendant deux ans, puis elle l’a quitté. Il est seul. Il revoit ses anciens amis. Il va voir son père ; puis son frère, avec qui il évoque leur mère, dont la mort continue à l’endeuiller.

Il note les pensées qui lui traversent l’esprit, les mots de grec qu’il avait oubliés. Il relit les auteurs anciens. Plutarque parle de l’énigme de la lettre E jadis suspendue à l’entrée du temple d’Apollon à Delphes. Pavlos décide, lui aussi, de résoudre cette énigme : que signifie cet " epsilon ? ".Il fait une liste de mots commençant par cette lettre ; il va à Delphes ; il interroge des archéologues, des chauffeurs de taxi, une diseuse de bonne aventure… Cette histoire est pour lui un prétexte pour voyager et bavarder.

Mais la recherche de la langue maternelle est bien plus qu’un divertissement. A chaque fois que nous retrouvons un mot oublié, c’est notre mère qui réapparaît devant nous, avec sa voix, ses expressions, et c’est un bonheur de pouvoir restaurer ce passé-là.

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