Roger GRENIER

Les larmes d’Ulysse

Editions Gallimard – janv. 1999

Collection " L’un et L’autre "

Ce livre est entièrement consacré aux chiens domestiques de gens célèbres, à la façon dont ils ont été ou sont traités, aimés ou détestés, par des écrivains, des chefs d’états, ministres, peintres, etc…

L’auteur a eu un braque allemand Dick dans son enfance et adolescence. Puis Ulysse à Paris. Il s’interroge : " Comment une telle entente peut-elle exister entre deux espèces ? Cela me paraît plus miraculeux, plus précieux que n’importe quelle relation avec des humains. "

Il parle de la difficulté d’être chien. Il cite Rainer Maria Rilke, Flaubert, Romain Gary, Stendhal, Madame Simone, Colette Audry, Kafka, Sartre, Léautaud ; Napoléon, pour qui la mort d’un million d’homme n’était rien mais que la douleur d’un chien avait ému. Hitler aussi avait un chien qu’il aimait.

Borges n’aimait ni les chiens ni les chats. Jacques Brenner a rédigé un " Plaidoyer pour les chiens ". Octave Mirbeau a publié " Dingo " . Il écrit que " les crimes et les mauvaises fréquentations de Dingo réjouissent secrètement son maître. " La cruauté de Robert-Louis Stevenson envers son âne Modestine le révolte. Il raconte l’histoire de Moumou, le chien de Tourgueniev, qui fait verser bien des larmes.

Faulkner chasse, mais dans " Sartoris " il parle des chiens avec amour et humour.

Virginia Woolf, dans " Flush " fait raconter par le cocher la vie l’Elisabeth Barrett-Browning.

Proust a écrit une " Lettre au chien de Reynaldo Hahn ". Schopenhauer n’aimait que les chiens (pas les gens). Mais Picasso, qui n’était pas misanthrope, aimait ses chiens et aussi beaucoup d’autres bêtes qu’il hébergeait. André Gide avait un chien neurasthénique. Quant à Queneau, il fait très souvent allusion aux chiens dans ses œuvres.

L’auteur rend aussi hommage à Jack London, l’écrivain préféré de son enfance.

 

------------------------------------


retour au sommaire des résumés