Peter ACKROYD

" CHATTERTON "

(Ed. Le Promeneur)

Ce roman comporte trois histoires entremêlées, reliées entre elles par le mystère de la vie de Thomas Chatterton, poète anglais né à Bristol en 1752 et mort à Londres en 1770.

Le héros contemporain, Charles Wychwood, est aussi un poète londonien. Il produit peu, et passe son temps à rêver et à s’occuper de son jeune fils Edward. Sa femme, Vivien, est secrétaire dans une galerie de peinture. C’est elle qui subvient aux dépenses du ménage, mais elle a une grande foi dans le talent de son mari et le pousse à écrire, à renouer avec d’anciens condisciples, tel Flint, devenu écrivain, ou une romancière Harriet Scrope, dont il fut secrétaire, et qui pourrait, pense-t-elle, le faire éditer. Ils ont un ami et confident, Philip.

Charles décide un jour d’aller revendre deux livres (L’Art oublié de la flûte au 18ème siècle) chez un antiquaire. Celui-ci lui en offre si peu qu’il les échange contre un tableau poussiéreux qui traînait dans un coin. Ce tableau est signé George Stead 1802. Il représente un jeune homme mort, sur son lit, devant une croisée ouverte.

Philip, qui est bibliothécaire, finit par affirmer qu’il s’agit de Chatterton. Mais les dates ne concordent pas. Charles se passionne pour cette affaire. Il va voir celui qui a vendu le tableau à l’antiquaire. L’ami de celui-ci lui remet un sac de manuscrits relatifs à cette histoire. Il s’imagine que Chatterton a simulé son suicide, et qu’il est mort bien plus tard puisque le personnage du tableau est un homme d’âge mûr.

Parallèlement à ces deux histoires se déroule celle du peintre Henry Wallis, qui fit poser le poète George Meredith pour son tableau " Le suicide de Chatterton ". Charles va avec son fils à la salle XV de la Tate Gallery voir ce tableau.

Tous les personnages de ce roman sont très intéressants et pittoresques. L’humour anglais est toujours présent. Les thèses développées font penser à L’Ere du faux de la revue Autrement, elles donnent à réfléchir.

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