KHOREN Margosyan

" Odyssée d’un enfant arménien "

La Pensée universelle – 1975

 

Autobiographie d’un réfugié arménien, né en 1909 à Aruzga, au sud de Trébizonde (Turquie), dans une famille paysanne.

En 1914, le père et le fils aîné sont enrôlés dans l’armée ottomane. Les villageois arméniens sont contraints de remettre leurs armes aux autorités. Le 21 juin 1915, tout le village est déporté, les hommes sont massacrés, les femmes violées, les maisons pillées.

Le petit Khoren a la jambe brisée par des coups de bâton, sa mère est forcée de l’abandonner et de suivre le cortège des déportés. Un Turc le blesse de deux balles dans l’épaule et de coups de poignard. On lui brise le poignet, on lui lance des pierres.

L’enfant est recueilli par une femme de la tribu des Kizilbashi. Elle le soigne, panse ses blessures. Elle le fait travailler chez des paysans turcs. Il oublie sa langue maternelle. On lui donne des noms turcs. Il souffre du froid, de la faim.

Il erre de ville en ville, Erkek, Sivas, Kaiseri. A Evereg, il est recueilli dans un orphelinat turc, puis transféré à Kaiséri dans un orphelinat arménien, dans le quartier de Bagtcha-Bachi. Il retrouve sa sœur Makrouhie.

En 1919, un orphelinat est fondé à Izmir par Monsieur Chabout et Mademoiselle Yerganian. Cinquante filles et 200 garçons y sont transportés dans des charrettes à cheval jusque Ere-Eli, puis en chemin de fer. Ils passent par Afyon-Kara-Hissar.

En 1920, les enfants vont à l’école. L’année suivante, la directrice américaine est remplacée par un instituteur, Monsieur Onnig Tatéossian.

En 1922 éclate la guerre gréco-turque. Les Turcs massacrent les Arméniens d’Izmir. Le directeur général et les membres du personnel sont assassinés. Les orphelins sont sauvés par les Américains. Ils sont évacués par bateau, d’abord à Constantinople (à

Kurelli se trouvaient des milliers d’orphelins) puis à Corfou, dans un établissement dont le directeur, Mr. Nilaind, était américain.

Le jeune Khoren est ensuite transféré à Venise, chez les Pères Mekhitaristes.

En 1924, il est à Milan. En 1927, il apprend la reliure.

En 1929, il s’établit à Paris et son travail a un tel succès qu’il reçoit les félicitations du Président de la République.

 

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