Jean ANGLADE

" LE TILLEUL DU SOIR " 

Julliard- 1975

La vieille Mathilde d’Une Pomme oubliée, atteinte par la maladie et pressée par son médecin, le docteur Lenoir, se voit obligée de quitter Le Peyroux, ce village auvergnat dont elle était la dernière habitante.

Ce n’est pas de gaîté de cœur qu’elle vend ses poules, son oie, ses chèvres et ses lapins...

Elle entre dans une résidence pour personnes âgées " Le doux repos ". L’ambiance y est détestable, beaucoup de vieillards sont séniles, et victimes de profiteurs en tous genres. Les veuves sont nombreuses. La plupart sont égoïstes. Les familles délaissent souvent leurs parents. Ceux-ci souffrent d’être abandonnés, mais trouvent des excuses à leurs enfants. Des disputent éclatent.

A cela s’ajoutent les hypocrisies des candidats aux élections, les platitudes du curé, la hâte du médecin et les inconvénients de la promiscuité.

Mathilde traverse cette épreuve avec sa franchise et sa gouaille paysanne. Elle reste sereine et malicieuse. Son neveu lui rend visite avec l’arrière-pensée d’hériter de sa maisonnette. Mais elle n’est pas dupe. Elle lui en lègue la moitié, l’autre moitié ira à son fils parti à Nice qui l’a pourtant totalement abandonnée.

Ce récit ne semble pas être une fiction. Des résidences semblables doivent exister.

La vie quotidienne y est telle que personne ne voudrait jouir de ce " doux repos " !

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