Jacques DER ALEXANIAN

Le ciel était noir sur l’Euphrate

Ed. Robert Laffont

L’auteur est né à Valence (France) de parents arméniens. Il est architecte. Il a écrit cette histoire authentique d’après la traduction du journal de son père Gazaros. Celui-ci, orphelin de père, était né en 1898 à Morénig, village de la région de Kharpert (actuelle Elazig) en Anatolie orientale (Turquie).

La famille comptait seize personnes et s’occupait uniquement d’agriculture. Les terres appartenaient à des propriétaires turcs (aghas) à qui les paysans devaient la moitié des récoltes.

En 1915, les hommes furent mobilisés. Les armes furent confisquées. Les hommes furent ensuite conduits dans la montagne et massacrés. Les femmes, les vieillards et les enfants furent expulsés, les maisons pillées.

Gazaros est recueilli par un agha qui a besoin d’un ouvrier agricole et qui le fait passer pour Turc.

A 18 ans, il lui faut échapper à l’enrôlement dans l’armée turque. La guerre continue jusqu’en 1923.

Les Kurdes se révoltent.

Il est arrêté. Il s’évade au prix de mille difficultés.

E, 1921, il est recueilli à Khozat par le docteur Emine.

Quand la Syrie passe sous protectorat français, les Arméniens sont enfin autorisés à quitter le territoire ‘sans droit de retour).

Gazaros part pour Alep avec une foule de réfugiés. Sa mère et la plupart des membres de sa famille ont disparu. Il lui reste un frère, Hovannès, qui était parti aux USA, à Détroit, avant la guerre de 1914.

Mais Gazaros se fixe en France, où il épouse Nevarte, une fille de son village, qu’il a miraculeusement retrouvée.

 

 

(L’auteur a publié une suite en 1992)

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