LE VIN BOURRU

Jean-Claude Carrière Ed. Le GLM – 04.2000

L’auteur raconte ses souvenirs d’enfance. Il est né en 1931 à Colombières-sur-Orb (Hérault) dans un village d’environ cinq cents habitants, dominé par des montagnes, arrosé par de nombreux cours d’eau. A certaines saisons, les Gavaches y descendaient faire les récoltes.

Il décrit la maison, la famille : pas de chauffage, pas d’eau courante avant 1937-38.

Comment vivaient les gens : toutes les femmes savaient coudre, par exemple.

L’aliment de base était la châtaigne, mais les légumes ne manquaient pas.

Le père s’occupait des bêtes, des jardins, de la vigne, des réparations… Il n’arrêtait pas de travailler.

Il avait un rétrécissement de l’aorte, il est mort à 53 ans.

La médecine restait artisanale.

En 1937-38, les parents achètent une voiture, une Rosengart.

L’enfant apprend à connaître les plantes, les petits animaux, les outils et la façon de s’en servir. On lui apprend à garder les chèvres, à atteler le cheval, à monter un mur, à jouer aux cartes, au loto... Sa mère lui apprend à danser.

Il voit tuer les animaux familiers, le cochon entre autres.

La vigne occupe les hommes presque toute l’année. Il raconte les vendanges.

L’église et l’école : Il a été élevé dans une atmosphère religieuse.

A six ans, il demande un Bouddha comme cadeau de Noël.

En 1941, il entre au collège à Ardouane.

En ces temps-là, le déchet n’esistait pas, ni le ramassage des ordures. Rien ne se jetait.

Un chapître est consacré aux insectes, un autre aux cueillettes : mûres, champignons, truffes… Son grand-père est braconnier. Son père lui apprend à tendre des pièges. Ils fabriquent des nasses, des filets, des éperviers pour attraper des poissons, l’enfant apprend même à pêcher à la main.

Il déplore aujourd’hui la pollution et la perte de la rivière.

Il y avait des originaux au village : des solitaires, des avares, des célibataires endurcis, des vieilles filles fâchées avec tout le monde.

Il mentionne aussi le " sexe invisible " ; on ne parlait pas de ces choses-la aux enfants.

Le 1er avril 1945, il arrive à Paris, au lycée Voltaire.

Il parle de l’absence de livres au village. Les enfants jouaient quelques pièces de théâtre sous la direction du curé.

Au lycée, il écrit une tragédie entière (plus de mille vers) en alexandrins :Eponine ou l’amour du Gaulois.

Ses parents l’avaient emmené voir une opérette à Lamalou " Le Pays du sourire ".

Son premier film,en 1935 , il s’en souvient à peine. C’est en 40 qu’il commence à aller au cinéma.

Au village, la musique était presque inexistante, mais il y avait des chanteurs, lors des fêtes ou à l’église. A la radio, il écoutait les vedettes de l’époque.

 

 

 

Les grands-parents parlaient patois, en l’occurrence l’Occitan. Plusieurs pages (une dizaine) sont consacrées à ce vocabulaire si riche.

Enfin, il raconte ce que fut la guerre : quelques privations, des maquisards, et le drame final, le 22 août 1944, au passage des Allemands.

 

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