Isaac Bashevis SINGER

" MESHUGAH "

Gallimard – mars 2001

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Le narrateur, Aaron Greidinger, est un journaliste new-yorkais très connu de la diaspora d’origine juive, dont il reçoit de nombreuses lettres et visites.

Un jour, il retrouve une ancienne connaissance de Pologne, Max Aberdam, qui vit de spéculations boursières pour le compte des rescapés des camps nazis, auxquels l’Allemagne verse des indemnités. Ce Max, âgé de soixante-dix ans, lui présente son épouse, une jeune femme charmante, Miriam, née Zalkind. Miriam aime son mari, qui connaît son passé et l’a absoute.

Cependant, la voilà follement amoureuse d’Aaron, qui tombe aussi sous son charme. Il a beau apprendre qu’elle a été une prostituée, une espionne et une kapo des nazis dans l’enfer des camps. Aaron envisage quand même de l’épouser quand elle sera libre. Mais son mari refuse de divorcer.

Elle ne sera libre qu’après la mort de Max en Israël, où ils se rendent en touristes avec des amis, étonnés d’y rencontrer de " vrais Juifs " si différents des Juifs américains.

Ce roman, comme la plupart de ceux d’Isaac Bashevis Singer, est plein de personnages juifs polonais nostalgiques du passé, parlant le yiddish, évoquant les camps nazis ou le chaos bolchévique, et discutant avec passion de l’avenir de l’Etat d’ Israël.

" Meshugah " signifie fou en yiddish.Le titre original du roman, paru en feuilletons dans un journal américain " Forward " était " Ames perdues ".

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