Ingmar Bergman

LATERNA MAGICA

Traduit du suédois, folio Gallimard 1991.

Ingmar Bergman évoque des épisodes de sa vie de directeur de théâtre et de réalisateur, entremêlés de souvenirs d’enfance.

Son père était pasteur, sa mère infirmière. Il a assisté à de violentes scènes de ménage. Il avait un frère aîné hostile, une sœur cadette anxieuse. Les punitions étaient impitoyables. Il était rêveur, de santé précaire.

Un jour, il a racheté à son frère son cadeau de Noël : une lanterne magique qui va marquer sa vie.

A douze ans, il assiste au Songe de Strindberg, en coulisse. Il se passionne pour cet auteur et pour le théâtre.

Il s’échappe de la maison à dix-neuf ans, poursuit des études littéraires, fréquente les milieux intellectuels.

Engagé comme metteur en scène de théâtre en 1938, il écrit de nombreuses pièces et scénarios, il réalise des films et devient célèbre.

Mais sa vie privée est une suite de catastrophes. A plusieurs reprises, il divorce, se remarie. Ses enfants sont disséminés. Sa vie matérielle a des hauts et des bas.

Le grand choc de sa vie fut l’accusation de fraude fiscale en 1976, la détresse, la colère, la folie, le séjour en clinique psychiâtrique.

Puis il voyage en France, en Allemagne, aux USA.

Ingmar Bergman est brutal dans ses jugements envers les gens et surtout les personnalités. Il est aussi intransigeant envers lui-même. Il écrit : " Ce qui vous contrarie réveille l’agressivité et redonne vie à une créativité sur le point de sombrer dans la torpeur… J’aime bien être contredit et contesté… Je veux être embarrassant, irritant et difficile à situer. "

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