Gaïto GAZDANOV

DERNIER VOYAGE

Mercure de France – avril 1999

Préface d’Anne Wiazemsky

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Histoire d’une riche famille d’émigrés russes au début du siècle. Le mari, Serguéi Sergueiévitch a hérité d’un patrimoine qu’il a fait fructifier, il possède de nombreuses entreprises et un personnel important. Il est très sollicité car il est très généreux, aimable envers tout le monde et convivial.

Il a une femme charmante, Olga Alexandrovna, très romanesque, qui tombe souvent amoureuse, qui part avec son amant, puis rentre à la maison sans subir le moindre reproche de son mari.

Leur fils, Serioja, s’est habitué à cette situation. Il adore sa mère. Elle l’a enlevé une fois quand il était petit et vivait chez son père à Londres, pour le ramener en France, à Paris et sur la Côte d’Azur, le temps que dure son aventure passagère. Puis elle l’a reconduit à la maison.

Serioja est élevé par sa tante Lisa, la sœur de sa mère. Lisa a toutes les qualités, c’est une éducatrice parfaite. Elle critique vivement son beau-frère pour son laxisme, mais il n’en a cure.

Autour de Serguei gravitent beaucoup de quémandeurs : un écrivain sans succès, un peintre médiocre Egorkine qui lui vend ses toiles ; Lola Aînée artiste sur le déclin et désireuse de créer un music-hall ; Ludmilla, excellent pianiste, qui le menace de révéler dans les journaux l’escapade d’Olga en Italie avec son mari Arkadi Alexandrovitch.

Serguei reste toujours serein. Mais son fils grandit. L’adolescent et la tante tombent amoureux l’un de l’autre. Un drame éclate quand le père s’en aperçoit. Serioja apprend que sa tante avait été la maîtresse de son père. Il tente de se suicider.

Le roman se termine par une catastrophe aérienne à laquelle Olga a la chance d’échapper et de pouvoir reprendre son fils bien-aimé à l’hôpital où il est enfin hors de danger.

Le peinture de ce milieu si plein de vitalité est très attachante.

 

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