Anne Bragance

ROSE DE PIERRE

Julliard – sept.96

 

Récit (qui me semble exagéré) d’une enfance moralement maltraitée.

La narratrice, qui n’a connu son père que trop petite pour se le rappeler, vit sous la coupe d’une mère excessivement autoritaire, qu’elle doit vouvoyer et appeler Madame T, car elle est son institutrice dans une école privée.

Cette femme, née à Blida, déteste les Algériens, qu’elle nomme de tous les mots péjoratifs populaires. Or, sa fille Rose s’est secrètement liée d’amitié avec une compagne du cours de basket. La mère en fait un drame. Elle l’enferme, l’espionne, l’emmène partout avec elle, même chez le coiffeur (la fille a treize ans).

Naturellement, Rose ne pense qu’à transgresser les interdits maternels. Elle se débrouille pour faire parvenir une lettre à sa copine Souade, elle rend visite à la famille algérienne, elle accompagne Souade dans ses acrobaties sur le toit de l’immeuble, et la pousse lorsque celle-ci lui dit : "  ta mère est une conne ".

Le portrait de Madame T est terrible, et pourtant Rose l’aime.

Mais Anne Bragance ne cache pas son antipathie pour ceux qui méprisent les Maghrébins.

 

------------------------------------


retour au sommaire des résumés