VOLVER
Carlos Gardel

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On l'entend partout dans les rues de Buenos Aires, c'est un symbole, un mythe, une chanson dont les non-hispanophones connaissent mal ou pas du tout le texte.

Voici Volver interprétée en 1935 par Carlos Gardel, et le texte dans les deux langues.
Yo adivino el parpadeo
de las luces que a lo lejos
van marcando mi retorno...
Son las mismas que alumbraron
con sus pálidos reflejos
hondas horas de dolor..

Y aunque no quise el regreso,
siempre se vuelve al primer amor..
La vieja calle donde el eco dijo
tuya es su vida, tuyo es su querer,
bajo el burlón mirar de las estrellas
que con indiferencia hoy me ven volver...

Volver... con la frente marchita,
las nieves del tiempo blanquearon mi sien...
Sentir... que es un soplo la vida,
que veinte años no es nada,
que febril la mirada, errante en las sombras,
te busca y te nombra.
Vivir... con el alma aferrada
a un dulce recuerdo
que lloro otra vez...

Tengo miedo del encuentro
con el pasado que vuelve
a enfrentarse con mi vida...
Tengo miedo de las noches
que pobladas de recuerdos
encadenan mi soñar...

Pero el viajero que huye
tarde o temprano detiene su andar...
Y aunque el olvido, que todo destruye,
haya matado mi vieja ilusión,
guardo escondida una esperanza humilde
que es toda la fortuna de mi corazón.


...

et en français :

Volver (Revenir)

Je devine déjà le scintillement
Des lumières lointaines,
Qui marquent mon retour.
Ce sont les mêmes qui éclairent
De leurs pâles reflets
Les heures sombres de ma douleur.
Et même si je n'ai pas souhaité ce retour,
On revient toujours vers son premier amour.
Vers la rue tranquille où l'écho dit:
"A toi est sa vie, à toi est son amour",
Sous le regard moqueur des étoiles
Qui me voient revenir avec indifférence.

Revenir,
Avec le front marqué
Les neiges du temps
Plaquées sur mes tempes.
Sentir
Que la vie n'est qu'un souffle,
Que vingt ans ne sont rien,
Que mon regard fébrile,
Errant dans l'ombre,
Te cherche et dit ton nom.
Vivre
Avec l'âme enchaînée
A un doux souvenir,
que je pleure à nouveau.

J'ai peur de la rencontre
Avec ce passé qui revient
Défier ma vie.
J'ai peur de ces nuits,
qui peuplées de souvenirs,
Enchaînent mes rêves.
Mais le voyageur qui s'enfuit
Un jour ou l'autre arrête sa marche.
Et même si l'oubli qui détruit tout
A tué mes vieilles illusions,
Je garde cachée une humble espérance,
Qui est toute la fortune de mon coeur .
David Collin

Merci à David Collin pour son aimable autorisation
Sa revue en ligne "Echange" est une mine d'érudition.
http://davidcollin.net/echanges.php

On peut aussi voir et écouter la video sur youtube
http://www.davidcollin.net/echanges6.php?ID=44&rubrique=ecouter/voir