EXCEPTION CULTURELLE, UN CONCEPT POLITIQUE

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N°326 du 27 Mai 2003 ARTS GAZETTE INTERNATIONAL

 

EDITORIAL Par Christian GERMAK :

EXCEPTION CULTURELLE, un CONCEPT POLITIQUE

En tout premier nous tenons à protester contre l’indifférence irresponsable des services anti-publics qui d’une part parasitent le portefeuille de ceux qui travaillent et qui de surcroît osent interdire aux autres d’avoir une activité quand bon leur semble. Ainsi les GALERIES D’ ART se sont-elles trouvées gravement lésées par fait de grève lors de leur Nocturne Rive Gauche. Les acheteurs du XVII° ont vu débarquer à 11h. du soir des contractuels en bande organisée pour verbaliser les automobilistes, maintenant c’est au tour des galeries du quartier Montaigne d’être menacées de voir leurs investissements anéantis du fait des syndicats irrespectueux des autres. Il faut sortir Paris de cette impasse, Paris appartient à tous les français et pas à une bande d’agités perpétuels. Si leurs problèmes existent, leur exportation vers d’autres corporations n’est pas une solution, d’autant plus qu’eux ne sont pas prêts à exporter leurs avantages s’ils sont prélevés par leurs acquis.

Le droit au travail est inscrit dans la Constitution française, interdire à certains d’utiliser leur droit devrait pour le moins être sanctionné par un retrait de leurs droits civiques et pour les autres une expulsion du territoire sans autre forme de procès puisque d’eux mêmes ils montrent ne pas se plaire ici. De plus la solution aux transports existe, elle ne coûte absolument rien à la communauté, ce sont les taxis collectifs conduits par des artisans.

Maintenant venons-en au fait :

L’exception Culturelle dont se targuent nos politiques et pour laquelle ils nous rebattent les oreilles, prêts qu’ils sont à ouvrir une brèche des plus dangereuses qui fractionnerait l’Europe, n’est en réalité qu’une histoire de gros sous en faveur d’une petite minorité riche et agissante : Le monde des artistes les moins performants, mais très pourvus, du cinéma et de la chanson, soutenus par les réalisateurs de télévision.

Car comment nous faire croire que les écrivains, philosophes, et poètes de talent qui depuis le moyen âge ont foisonné en France, craignent les apports étrangers. Bien au contraire ce sont eux qui s’exportent et non l’inverse. Mais aussi comment ignorer que depuis des siècles ces philosophes et auteurs de théâtre anciens, ont contribué par le socle qu’ils apportaient à la formation du siècle des lumières et de la Renaissance. De même sont inclus dans notre culture un Cervantès Espagnol, un J. J. Rousseau et un Shakespeare.

Depuis les mêmes époques toute la grande musique, qu’elle soit de Chambre, d’orchestre ou d’opéra, est Européenne. Par contre le Jazz est un emprunt étranger, comme plus tard le Bib hop.

Quant aux peintres ! En quasi totalité ils sont Européens et rien que l’école de Paris est un témoignage de la Non exception culturelle française, mais bien d’un bouillonnement culturel.

Bouillonnement qui dans son ensemble est issu du patrimoine judéo-chrétien.

Par contre les producteurs de films et de séries télévisées plutôt que de produire une qualité capable de soutenir la concurrence, vont vouloir isoler l’auditeur de toute concurrence qui risque de leur être défavorable, pour vendre leurs propres créations. Nous avons vu et vécu la même danse du ventre contre les films étrangers, jusqu’au moment où des émissions et des jeux de variétés sont venus les remplacer, en oubliant tout simplement de nous dire qu’ils étaient d’origine étrangère et qu’ils allaient coûter des milliers (oui des milliers) de fois plus cher, car en plus des droits et royalties divers et variés, ils allaient enrichir quelques producteurs et petits copains de tout bord. Peu importe, c’est le fameux citoyen contribuable à merci qui paye.

Mais derrière tout cela se cachent des ambitions pécuniaires, politiques, et mensongères.

Ainsi tous les faux bruits peuvent être diffusés et venir compléter ceux d’une presse trop souvent sensible aux exceptions de non respect des lois de la circulation automobile, avec des cartes et numéros d’immatriculation spéciaux de complaisance. Il en est de même pour certains journalistes et petits copains avides de voyages d’information ou d’accompagnement ainsi que de petits fours.

Alors quelles sont ces exceptions culturelles ?

Celles qui permettent à des partis politiques de faire huer et défiler avec des slogans scandés par des bandes d’ignorants contre la Liberté ? Oublieux que des hommes sont morts courageusement pour leur offrir cette liberté.

L’exception culturelle de salir ce qui est sacré ? Tels les Nique-ta-mère, ou de ceux qui dénaturent la Marseillaise comme Gainsbourg ou encore qui la sifflent comme les beurs. Une Marseillaise qui il n’y a pas si longtemps était entamée comme un chant d’espoir par ceux qu’on fusillait dans les caniveaux.

Quelles exceptions ? Celles des politiques imbus de leur toute-puissance qui changent, féminisent et inventent des mots, les imposent, alors que l’Académie des Lettres existe pour cela ?

Quelles exceptions ? Celles des syndicats dont des fils honteux de leurs origines vont dénaturer le mot et la valeur du père en faisant du paternalisme une soi-disant abjection. Seul le fils de pute borgne peut avoir une rancoeur contre son père.

Mais il y a plus grave encore et même beaucoup plus abject, c’est le reniement de tout un passé et des fondements mêmes de notre culture, de notre civilisation et de son patrimoine architectural et artistique dans toutes ses diversités, pour raison purement politique et afin de ne pas déplaire à des pays musulmans.

Je veux évoquer ici la position d’un ancien président de la République qui pour se guérir de l’attitude, certes honteuse et dégradante, de son successeur Mitterrand qui l’a fait conspuer, veut renier tout le passé de la France mais aussi de l’Europe, pour enterrer le sien au moment de sa défaite.

Car Valéry Giscard d’Estaing fait retirer les racines judéo-chrétiennes de la Constitution Européenne. Toutes les allusions aux valeurs et origines Judéo-chrétiennes sont modifiées, et jouent sur les mots laïcisés, pour ne pas déplaire à la Turquie. En tant que politicien il peut proposer un changement d’orientation pour l’avenir, mais le passé est et reste immuable. Rappelons à ce triste personnage, à qui nous pouvons beaucoup pardonner vu les pertes de mémoire dues à la décrépitude de son grand âge, que la toute petite partie Européenne de la Turquie fut créée par l’Empereur Catholique Constantin. Que si les Turcs sont devenus des musulmans c’est parce que une fois majoritaires dans ce pays conquis par les armes, les chrétiens furent ou massacrés ou convertis, mais par la force. Que les armées de Janissaires étaient uniquement composées du troisième enfant mâle toujours enlevé de force aux communautés juives et chrétiennes, et dès leur plus jeune âge afin de devenir des combattants musulmans. Il n’y a pas si longtemps lors des massacres d’arméniens sur les terres chrétiennes d’orient, ou en Cilicie, comme en Anatolie, et jusqu’en 1922, les femmes menées en déportation donnaient leurs enfants tout le long des routes aux femmes musulmanes, préférant les voir esclaves plutôt que torturés et morts. Alors que les bébés étaient le plus souvent éventrés et violés. A cela une parade, que je tiens de mon père qui a survécu aux flammes de Smyrne, grâce sa mère Italienne, Marie Musso originaire de Sicile. Il suffisait aux grecs et arméniens de déclarer, « il n’y a qu’un seul Dieu, c’est Allah et Mahomet est son prophète » pour qu’ils aient la vie sauve. Mais si par la suite ils étaient surpris à entrer dans une église, l’empalement était le supplice le plus doux, mais mortel après plus d’un jour ou deux de souffrance. Plus récemment le même état Turc a envahi Chypre. Et c’est pour préserver de telles abjections qu’un ancien Président de la République trahit le passé de la France et par lui, celui de toute l’Europe.

Sans cela que pourraient signifier tous les petits ou grands monuments qui jalonnent les routes des pèlerinages de Chartres à Compostelle, ou de tous ces humbles lieux qui devenaient les témoins des souffrances des hommes et que semble ne pas connaître les D’Estaing. Sans ces origines pas de cathédrale, pas d’église, pas de musique sacrée, pas d’histoire de France avec ses luttes religieuses, la saint Barthélemy devient un jeu, les têtes tranchées des statues de la Révolution une fantaisie à la Mao. Non vraiment non il n’y a pas d’exception culturelle en dehors des gros sous pour une faible minorité, mais il y a destruction du patrimoine. C’est d’ailleurs ce que font ceux qui dénaturent la langue, la peinture, la musique et qui de la littérature, la poésie, comme du film, font un instrument insidieux de propagande, pour détruire notre société et nous conduire de façon certaine au marxisme. Même les séries policières françaises n’échappent pas aux leçons d’une morale à sens unique, qui pardonne tous les criminels et culpabilise la victime et la police qui cherche en vain à protéger ceux qui furent des citoyens français de longue date.

Christian Germak, fils d’une immigration qui respecta la France pour ce qu’elle était et qui risqua sa peau pour cela.